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Akasagarbha, (japonais Kokuso Bosatsu, chinois Xukongzang pusa 虛空藏菩薩 ) est l’un des huit grands bodhisattvas du vajrayana et l’un des treize bouddhas de l’école japonaise Shingon. Son culte s’est maintenu principalement au Japon.

Son nom est formé de akasa, « espace illimité », et de garbha, « matrice » ou « magasin ». Il s’interprète comme « magasin illimité comme l’ espace » ou, suivant sa traduction chinoise, « magasin vide ». Le vide est ici la vraie nature de la réalité, sunyata, source et dépositoire de toutes les sagesses et toutes les vertus. Le Sutra? de la grande assemblée compare Akasagarbha à une homme riche qui ouvre sans retenue son trésor aux autres. Le bodhisattva est connu pour distribuer sans limite compassion et sagesse. Le terme akasa peut également être compris comme « espace céleste », par opposition à ksiti, « terre ». Cette interprétation a donné naissance à la dyade Akasagarbha/Ksitigarbha qui connut une brève existence lors des débuts du bouddhisme au Japon. Le bodhisattva apparait parfois sous d’autres noms au sens similaire à Akasagarbha : Gaganagarbha ou Khagarba en sanscrit, Kokuyo en japonais. La traduction Corbeille de Vacuité-Totale est utilisée par le bouddhisme Nichiren francophone.

Origine et culteModifier

Fichier:Nara11.jpg

Il est de l’essence de l’ éther et appartient sur les mandalas à la famille du ratna (joyau). Selon le Sutra d’Akasagarbha , on le prie tourné vers l’est en attendant l’aube (aruna) qui est sa manifestation. Ailleurs il est dit que la lune, le soleil et les étoiles sont aussi ses manifestations. Compte tenu qu’une partie de son nom peut avoir le sens de « ciel », certains ont proposé de voir une divinité céleste ou stellaire à l’origine du bodhisattva.

C’est associé à un rituel pour améliorer la mémoire, décrit dans le sutra qui porte son nom, qu’il fut introduit au Japon durant la période Nara (645-794). De nos jours encore, nombreux sont ceux qui récitent son mantra dans l’espoir de pallier une mémoire défaillante. Sur l’île de Honshu, les enfants avaient l’habitude de rendre hommage à Kokuzo le jour de leurs treize ans pour solliciter l’amélioration de leurs capacités intellectuelles. On prie aussi Akasagarbha pour obtenir l’habileté manuelle ; il est considéré comme le patron des artisans.

En dehors de ces aspects utilitaires, le mantra de Kokuzo a aussi un effet spirituel. Il est récité pour demander bonheur et sagesse. Kûkai, fondateur du Shingon, lui attribuait la vertu de développer chez le pratiquant la sagese universelle de boudisattava après un million de récitations.

Mantra : "Namo Âkâsagarbhaya om ârya kamari mauli svâhâ (Skt)"

Dernier sur la liste des Treize bouddhas du courant Shingon, Akasagarbha clot le cycle des rituels funéraires en présidant la cérémonie commémorant les trente-deux ans écoulés depuis le décès.

IconographieModifier

Akasagarbha est l'un des premiers bodhisattvas parvenus au Japon et ses représentations y sont nombreuses. Il est en général représenté assis, tenant dans la main gauche une perle. Dans la droite il tient une épée ou fait le geste de l’absence de crainte, ou plus rarement celui de don. Comme celle de Manjusri, son épée représente la sagesse pourfendant l’ignorance. Une fleur surmontée du « joyau qui exauce les vœux » l'accompagne ou la remplace.

Il existe des ensembles de cinq Akasagarbha qui sont ses émanations. Ils représentent ses cinq types de sagesse et s’ordonnent selon les orients comme les cinq bouddhas de méditation. Un exemple particulièrement remarquable est celui du temple To-ji de Tokyo, importé de Chine au IXe siècle.

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