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Ben, de son vrai nom Benjamin Vautier, est un artiste français d'origine suisse, né le 18 juillet 1935 à Naples en Italie. Il vit et travaille à Nice.

Membre du groupe Fluxus, Ben est un artiste majeur de l'avant-garde artistique française à partir des années 1960, connu pour ses performances, installations et peintures. Il devient connu du grand public à partir les années 1990, à travers notamment ses « écritures » déclinées sous diverses formes.

Tous les détails sur Benjamin Vautier

Biographie Modifier

Il vit une partie de son enfance à Istanbul et arrive à Nice à 14 ans. Il vit et travaille sur les hauteurs de Saint-Pancrace, nom de la colline niçoise ou l'on peut admirer sa maison, qui se distingue du voisinage par son style art brut.
Il définit lui-même son art comme un « un art d'appropriation », déclarant  :
Je cherche systématiquement à signer tout ce qui ne l'a pas été. Je crois que l'art est dans l'intention et qu'il suffit de signer. Je signe donc : les trous, les boîtes mystères, les coups de pied, Dieu, les poules, etc. Je vais être très jaloux de Manzoni qui signe la merde et qui me volera l'idée des sculptures vivantes.

À la fin des années 1950, il ouvre à Nice une petite boutique dont il décore la façade d'une accumulation d'objets hétéroclites et dans laquelle il vend des disques d'occasion. Dans sa boutique ou plutôt sur le trottoir se retrouvent les principaux membres de ce qui sera appelé l'École de Nice : César, Arman, Martial Raysse, Sosno, etc. Proche d'Yves Klein et séduit par le nouveau réalisme, il développe l'idée que « l'art doit être nouveau et apporter un choc » .

Au début des années 1960, il rejoint le groupe Fluxus et publie de nombreux textes.

Au début des années 1980, au retour de Berlin, il rencontre de jeunes artistes (Robert Combas, Hervé Di Rosa, François Boisrond, Rémi Blanchard etc, dont il baptise le mouvement Figuration Libre, mouvement d'art figuratif caractérisé, notamment, par l'absence du respect des règles de la figuration classique, l'utilisation de matériaux hétéroclites et de couleurs discordantes.

Il dévoile régulièrement dans ses billets (dans la revue Art Jonction, dans ses expos ou sur son site web) la face cachée du monde feutré de l'art contemporain et des agissements des personnalités (institutionnels, galeristes, artistes, etc) du monde de l'art, et donne son point de vue sur l'actualité politique et culturelle.

Ben a aussi publié plusieurs recueils poétiques, dans l'esprit de la Beat Generation. Il a également participé à la rédaction de La Clef, atlas ethno-linguistique notamment rédigé par des membres et sympathisants, comme Ben, du Parti nationaliste occitan.

Il vit et travaille depuis de nombreuses années sur les hauteurs de Saint-Pancrace, colline niçoise ou sa maison, chef d'œuvre d'art brut, se fait remarquer dans le voisinage.

Exemples d'œuvres

  • Le mot, la pensée, le slogan et l'écriture sont à la base de son œuvre.L'écriture Ben est devenue sa marque de fabrique et de reconnaissance.
  • En 2004 et 2005, il a dessiné quelques-uns des timbres-poste semi-permanents français (« Ceci est une invitation », « Un grand merci »).
  • Il a été choisi pour créer les graphismes accompagnant les stations du nouveau tramway de Nice, mis en service en novembre 2007. Il souhaite que soit créé à Nice un Festival des musiques occitanes.
  • Il dessine aussi le nouveau maillot du Rugby Nice Côte d'Azur.
  • Le Magasin de Ben. En 1958, Benjamin Vautier crée à Nice son magasin au 32, rue Tondutti de l’Escarène. Proche des idées de Marcel Duchamp, Ben part du postulat que « tout est art ». Armé d’une patente de brocanteur, il vend et achète disques d’occasion, appareils photo et autres objets. Le magasin, appelé le « Laboratoire 32 », puis la « Galerie Ben doute de tout », devient alors le Centre d’art total, un lieu de publications, de rencontres et de discussions, notamment avec des artistes de l’école de Nice, qui se forme à cette époque. S’y retrouvent par exemple des protagonistes du Nouveau Réalisme, du Non-Art ou de Supports/Surfaces – Ben soulignant l’importance historico-esthétique du lieu. Il intègre lui-même le quotidien à ses propositions artistiques, tout en se souvenant des readymades de Duchamp. Dans son échoppe, il juxtapose de multiples éléments qui transforment l’espace en une sculpture en perpétuelle évolution : il l’appelle « N’importe quoi ».
    Le Magasin de Ben , après son démontage en 1972, est acquis par le Mnam et réaménagé progressivement par l’artiste pour lui donner une vie propre dans ce nouveau contexte.
  • In the spirit of Fluxus (1965-2003) Bois, papier, malle peinte, objets divers de récupération accompagnés d'affiches

Écrits:

  • Pas d'art sans vérité, 1990
  • Ben, ma vie et mes conneries, 2000
  • Je cherche la vérité... , avec le Musée d'art moderne et d'art contemporain de Nice, Flammarion, 2001
  • Poésies, prose et ruminations, 2002
  • J'emmerde l'art, Z'Éditions, 2002
  • Fluxus, Z'Éditions, 2003
  • Frédéric Altmann, avec Jacques Simonelli et Georges Vercheval, 2003
  • Manuscrit pour "la première internationale ethniste", 1986
  • L'ethnisme de A à Z : Pour un nouvel ordre mondial, Z'Éditions, 1991

Site

GalerieModifier

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Le Magasin de Ben(1958-1974), Centre Georges-Pompidou
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In the Spirit of Fluxus (1965-2003), Musée d'Art Moderne de la ville de Paris

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