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Le bouddhisme tibétain s'est développé au Tibet, mais influence une zone plus vaste, comme le Népal.

Le bouddhisme tibétain contemporain se divise en quatre grandes lignées (ou écoles), à laquelle s'adjoint parfois la religion shamaniste préexistant au bouddhisme : le bön:

HistoireModifier

Songtsen Gampo (vers 610-650) fut à l'origine de la première diffusion du bouddhisme. Poursuivant l'expansion de l'empire et l'unification du Tibet, il conquit une partie de l'Inde, du Népal et menaçait les frontières de la Chine. Afin de l’apaiser, l' empereur chinois lui donna l'une de ses filles : la princesse Wencheng. Il était par ailleurs marié avec la princesse népalaise Bhrikuti. Par ces unions, il fut naturellement influencé par le bouddhisme. Dans la mythologie tibétaine, Songtsen Gampo fut considéré comme une émanation de Chenresig et les princesses népalaises et chinoises, respectivement comme émanation de Tara Blanche et de Tara verte. Il fonda alors les temples de Ramoché et du Jokhang. L’histoire retiendra aussi l'un de ses ministres qui fut à l'origine de l'écriture alphasyllabaire tibétaine, adaptation de l'écriture devanāgarī et de la grammaire sanskrit à la langue tibétaine, ce qui permit la traduction des textes bouddhistes indiens.

Au Xe siècle, bien que la religion ait survécu dans le Tibet oriental (Kham, Amdo, etc.), son renouveau s'effectua à la fois au Tibet central et occidental (royaume de Gugé). Ainsi, ayant fui les persécutions de Langdharma, des moines étaient parti dans le nord du Tibet. Ils transmirent leur savoir et plusieurs lignées de disciples virent le jour. Par la suite, ils revinrent au Tibet central et rénovèrent les institutions monastiques. Dans le même temps au Ngari, dans la région de Tsaparang (Tibet occidental), le roi Yeshe Ö fut à l'origine d'une importante activité religieuse et artistique. Des missions sont envoyées en Inde pour faire venir maîtres et artistes, en particulier cachemiris. Le protégé du roi, le célèbre Rinchen Zangpo, traducteur et bâtisseur, fit construire dit-on 108 temples le long du fleuve Sutlej. Un évènement très important fut aussi la venue en 1042 du célèbre maître indien Atisha (980-1054) à l origine des Kadampas (« liés par l'instruction ») avec son disciple Dromtön. Cette seconde diffusion du bouddhisme modifie profondément la culture tibétaine. De grand mystiques comme Marpa, maître du célèbre Milarépa (lire Milarépa, la vie), favorisent l’éclosion de riches courants de pensée entraînant l'apparition de plusieurs écoles. Progressivement, pouvoir politique et religieux deviennent indissociables.

En fin du XIVe siècle Tsongkhapa (1357-1419) lance une nouvelle école en exposant sa propre doctrine après s'être inspiré des autres existantes, qui va devenir un des plus importantes politiquement. Il met l'accent sur la discipline monastique, et fonde donc l'ordre des gelugpas (dits bonnets jaunes) ou vertueux. Les bonnets jaunes construisent d'abord Ganden, ensuite Drepung et Séra. Il semble que les premiers adeptes de cette école aient été appelé du nom du premier monastère construit, à savoir celui de Ganden, donc "Gandenpa". Ce ne serait que plus tard que de "Gandenpa" ce soit devenu "Gelugpa", donc "les Vertueux".

Il y aura d'importantes rivalités avec certains bonnets rouges, et notamment les Karmapas. Le retour des mongols sur la scène militaire modifiera rapidement le cour des événements. Ils se convertissent au Bouddhisme et en 1578 ils confèrent au troisième successeur de Tsonkhapa, Sonam Gyatso, le titre de Dalaï Lama ou « vaste comme l'océan ; Océan de sagesse ». Ce titre sera donné a titre posthume à ses deux prédécesseurs.

Au XVIe siècle, les gelugpas s'opposant au Karmapa (soutenu par le prince de Shigatse) font appel à Güshi Khan, chef de la tribu mongole des Qoshot. Celui-ci envahit le Tibet en 1640, detrône le roi Tsang et donne à Lozang Gyatso, le 5e Dalaï Lama, le pouvoir incontesté sur le Tibet . Le « grand 5e » instaure le titre de panchen-lama (« grand maître érudit ») supérieur du monastère du Tashilhunpo à Shigatse, renforce l'influence du Tibet jusqu'aux confins de l'Asie centrale et entreprend la construction du palais du Potala.

Les mesures d'éradication du bouddhisme, au Tibet comme dans toute la Chine, destinées officiellement à mettre fin à toute forme de théocratie et de servage, seront mises en œuvre conformément à l'idéologie communiste, pour atteindre leur point culminant lors de la Révolution culturelle qui verra la destruction de la quasi-totalité des monastères bouddhistes du Tibet.

Le Dalaï Lama, réfugié à Dharamsala, continue de réclamer le retour à un Tibet autonome où les Tibétains pourraient pratiquer leur religion en toute liberté.

OrganisationModifier

L'organisation du bouddhisme tibétain se fait selon une hiérarchie traditionnelle dont les trois lamas les plus connus sont :

  • le Dalaï Lama : titre signifiant « océan de sagesse ». Le dalaï lama était le principal dirigeant politique du régime théocratique tibétain jusqu'à ce que la Chine envahisse le Tibet en 1959 et entame une grande répression. Les dalaï lamas sont considérés comme les manifestations du bodhisattva de la compassion, dont le nom est Chenrezig en tibétain et Avalokiteshvara en sanskrit. Ils constituent une lignée de tulkus, maîtres réincarnés. Au décès d'un dalaï lama, ses moines commencent une recherche de sa réincarnation. C'est le Dalaï Lama, détenteur de l'autorité temporelle, qui est le chef spirituel de l'ensemble des écoles bouddhistes tibétaines, et membre de branche Guelugpa.
  • le Panchen Lama : titre provenant de la combinaison de deux mots Pandita, qui signifie « érudit » en sanskrit et Chen-po, qui signifie "grand" en tibétain. Panchen se traduit donc par « grand érudit ». Lama signifie « maître spirituel ». Le Panchen Lama est considéré comme une émanation du Bouddha Amitabha (« de lumière infinie »). C'est le deuxième chef spirituel du bouddhisme tibétain, après le Dalaï Lama.
  • le Karmapa : en sanskrit « la manifestation de l'activité de tous les Bouddhas », est le titre du chef des Karma Kagyu, l'une des quatre écoles majeures du bouddhisme tibétain.

Le bouddhisme tibétain actuelModifier

Dans le bouddhisme vajrayana (véhicule de diamant),le but est de devenir un bodhisattva qui signifie "être promis à l'Éveil". Ayant atteint l'éveil, ils n'entrent pas en nirvāna mais restent dans le samsara, afin d'aider tous les êtres à se libérer de la souffrance. C'est une démarche de libération collective, au contraire du hinayana où l'on recherche la libération pour soi-même principalement.

Les quatre écoles principales sont :

Une cinquième école, Jonang, fût rétablie récemment par le Dalaï Lama.

Les Gelugpa (bonnets jaunes/les vertueux) sont sans doute la lignée du bouddhisme tibétain la plus connue en Occident, du fait de l'appartenance à cette école du Dalaï Lama, chef par ailleurs de l'ensemble des écoles bouddhistes tibétaines.

Cette séparation ne signifie nullement qu'il existe des schismes entre ces écoles. Le bouddhisme, par nature, est une école de tolérance et les quatre lignées se respectent et coopèrent étroitement, comme en atteste le mouvement non sectaire Rimé. Les différences entre les écoles réside, par exemple, dans le fait que les sakyapa sont plus axés sur l'ascétisme, les Gelugpa, sur l'érudition, les Kagyu sur la transmission orale, et les Nyingma sur la méditation.

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