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Le shintoïsme ou shintô (en japonais 神道, littéralement « la voie des dieux » ou « la voie du divin ») est la religion fondamentale la plus ancienne du Japon, liée particulièrement à sa mythologie. Le terme shintō est apparu pour différencier cette vieille religion du bouddhisme « importé » au Japon vers le VIe siècle.

Le shintoïsme est un mélange d'animisme et de chamanisme, essentiellement polythéiste.

Le concept majeur du shintoïsme est le caractère sacré de la nature. Le profond respect en découlant définit la place de l'homme dans l'univers : être un élément du grand tout. Ainsi, un cours d'eau, un astre, un personnage charismatique, une simple pierre ou même des notions abstraites comme la fertilité peuvent être considérés comme des divinités.

Comme dans beaucoup de systèmes religieux, le shintoïsme développe l’idée d’une réalité supérieure, ou « divine ». Cette réalité est peuplée d'une multitude d'êtres appelés kami (en japonais 神 ). Par certains aspects, le panthéon shintoïste ressemble à ceux d’autres religions anciennes. Les kami représentent des flux d'énergie cosmique qui animent l'Univers (cf l'élan vital de Bergson) et qui s'incarnent dans les éléments terrestres (minéraux, végétaux, animaux) pour y insuffler la vie. L'origine de l'Homme dans ce contexte cosmogonique n'est pas clairement élucidée.

Toutefois, par d’autres traits, les dieux et les déesses vénérés rappellent ce que d’autres systèmes religieux qualifieraient de figures héroïques plutôt que divines. En effet grand nombre de kami sont beaucoup plus humains que les dieux et déesses d’autres religions, et dans certains cas, ils prennent une forme humaine.

Les premiers écrits relatifs au shintoïsme sont le Kojiki (712) et le Nihonshoki (720), compilations de mythes et légendes. À travers eux, la lignée impériale est déclarée descendance directe de la déesse Amaterasu, qui lui a donné mandat pour gouverner le Japon. Leur rédaction coïncide avec l'apparition du bouddhisme sur l'île, tout simplement parce que l'écriture n'était pas connue des Japonais jusque là.

Avec l'arrivée du bouddhisme, les kamis ont été assimilés à des êtres surnaturels soumis au cycle de vie, mort et réincarnation. Kukaï, au contraire, voit les kamis comme une manifestation directs des bouddhas. Durant la période Edo, différentes tentatives ont lieu pour séparer le shintoïsme « originel » de ses influences étrangères comme le bouddhisme et le taoïsme. Lors de la restauration Meiji, le shintoïsme est promu au rang de religion d'État, et les activités des autres religions sont limitées.

Après la capitulation japonaise de la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Empereur renonce officiellement au mythe de la descendance divine. Aujourd'hui, de nombreux Japonais embrassent plusieurs religions, par exemple vouant un culte aux kamis ancestraux, se mariant dans une église chrétienne et se faisant inhumer selon les rites bouddhistes. Cependant, on peut considérer que le rapport entretenu par le peuple japonais au Shinto est de l'ordre du culturel, de l'inconscient collectif (au sens de Jung) davantage que celui du culturel ou religieux.

Avec la refonte de la constitution en 1868 sous l'ère Meiji, le shinto devint une religion d'état : le "Kokka shinto" ou shinto d'état. Dès 1872, un Office du culte shinto (Jingikan) fut établi afin de promouvoir les rites et le culte officiel et tous les prêtres devinrent des employés de l'État. Chaque citoyen devait s'enregistrer comme membre de son sanctuaire local (ujiko), devenant par le fait même membre du sanctuaire d'Ise.

Le Kokka shinto perdura jusqu’en 1945, lorsque, Mac Arthur, le Commandant suprême des forces alliées exigea la réforme de la constitution et priva l'empereur de ses pouvoirs exécutifs. Le « shinto d’Etat » fut alors démembré, mettant un terme au principe de la religion officielle au Japon.

Bien qu'il ne soit plus de nos jours une religion d'État, le shinto n’en continue pas moins d’être présent dans toute la vie japonaise, y compris sous nombre d’aspects inattendus. Le sumo, sport national, par exemple, provient d’un ancien rituel honorant les kami. Le baldaquin au-dessus du ring rappelle un sanctuaire shintoïste, l’arbitre est habillé d’une robe semblable à celle d’un prêtre shinto, et l’aspersion de sel (censé avoir des propriétés magiques) avant un combat est un rite purificatoire. Bref le shinto encore aujourd’hui arrive très bien à s’adapter aux nouvelles mœurs des japonais et à se mélanger avec les nouveaux courants religieux.

La pratique actuelle est assez teinté de superstitions , de vœux (ema) et de rite divinatoire comme les Omikuji

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